21 juin 2011
Ne me quitte pas.
"Je te trouve belle. Belle à en être malade comme un chien. Belle dedans dehors et sous le pli du coude. Belle nue la nuit. Belle de jour. Avec tes rousseurs coquines et ta voix qui coince. Je voudrais toujours avoir ma jambe allongée sur ta jambe, tes histoires au creux de mon oreille et tes fous rires sur mes côtes. Tes petites mains. Tes petits seins. Tes petits rien. Dormir près de toi, avec toi, en toi. Tes cheveux dans ma gueule, et la peau moite. Parler de nos manques de points en commun. Alors qu'on se correspond étrangement. Parler de mon père un peu parfois. Et puis te dire que quand tu es dans une pièce tout le reste existe un peu moins. Te serrer le coeur. Te serrer le corps. Là tout contre moi. Avec le bonheur niais mielleux des gens amoureux. Tu ne ressembles à aucune autre. Tu m'excites et m'émeus. Tour à tour et en même temps. Et je veux danser pour toi. Je veux jouer pour toi. Je veux chanter pour toi le matin sous la douche et tard le soir sur l'oreiller. A-t-on vraiment passé six mois au lit ? Je veux te voir rire, te faire rire, et rire de ton rire. Etre le plus heureux des cons. T'embrasser les lèvres et le reste." Oui, tu dirais: "j'ai envie de toi. Tout le temps j'ai envie de toi. De ton corps, de tes joies, de tes souvenirs, de ta sensibilité. Je voudrais n'avoir jamais fini de te découvrir." Voilà ce que je voudrais que tu me dises aussi. "Je voudrais n'avoir jamais fini de te découvrir."
Je voudrais que tu me dises: "ne me quitte pas les volcans éteints et les perles de pluie, les rois morts et les ombres de chiens, ne me quitte pas ne me quitte pas ne me quitte pas."



J'aime ce texte. Mais est-ce de l'amour ou du dépit amoureux ?